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L’art de la calligraphie a toujours été tenu en grande estime par les Chinois comme art majeur au même titre que la peinture. Débutant avec l’écriture, la calligraphie a connu une longue évolution donnant naissance à différents styles et écoles. On divise la calligraphie chinoise en cinq styles principaux : le style sigillaire ( zhuanshu), le style de la chancellerie ou « des fonctionnaires » (lishu), le style régulier (kaishu), le style cursif ou « d’herbe » (caoshu) et le style courant (xingshu).
Zhuanshu (le style sigillaire) est le plus ancien, il a été retrouvé sur des os utilisés comme oracles pendant les dynasties Shang et Zhou, entre le quatorzième et le quatrième siècle av.JC. Ce style n’était cependant pas uniforme, on en retrouve des variantes d’un royaume à l’autre. Afin de simplifier et d’unifier le système d’écriture chinois, le style de la chancellerie ou lishu fut développé pendant la dynastie Qin (221-207 av.JC). On retrouve ce style sur des inscriptions en pierre de cette période. Le kaishu ou style régulier apporta de nombreuses simplifications au lishu, le dernier exemple remontant au royaume Wei (220-265). Ces caractères sont les plus proches de la forme moderne imprimée de l’écriture chinoise, ils sont carrés et structurés.
Le style cursif ou caoshu fut développé à partir du kaishu ou style régulier, créant une manière d’écrire beaucoup plus fluide et naturelle. Le dernier style, le xingshu ou style courant, combine les deux derniers styles, certains traits sont très contrôlés et réguliers comme dans le kaishu,d’autres sont plus fluides et libres comme dans le caoshu. Les maîtres calligraphes chinois comparent les trois derniers styles d’écriture – kaishu, xingshu, caoshu – à une personne respectivement debout, marchant et courant.
L’écriture d’une personne est donc considérée d’importance première, au point que les enfants sont encouragés dès la petite école à parfaire leur technique d’écriture. L’écriture d’une personne est censée révéler son caractère et son degré de raffinement, les meilleurs exemples d’écriture ayant été imprégnés de la créativité et de l’énergie vitale de leur auteur. Des traits de calligraphie seront ainsi décrits en termes organiques, comme « os, chair, muscle et sang », ainsi qu’en référence aux forces de la nature comme « des vagues déferlantes, un dragon qui s’élance, un papillon joueur, ou une goutte de rosée sur le point de tomber ».
Habituellement, un caractère calligraphié, pour être considéré comme beau, doit remplir l’espace harmonieusement, être équilibré et cohérent, quelque soit le type d’écriture choisi.
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